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:: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir ::

 
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Cedric

Serdaigle


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Inscrit le: 18 Mar 2014
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Serdaigle
MessagePosté le: Mer 19 Mar - 21:23 (2014)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

Roman - Fuir, toujours fuir 
 
 
 
 
 
(la suite est déjà écrite jusqu'au chapitre 7 mais pas le temps de poster, ce sera fait demain ! Yes
 
 
 
Ils arrivent a écrit:
Dans une forêt sombre, au pied d'une montagne, un homme courait. Devant lui, un cerf se démenait pour lui échapper, courant de toutes ses forces. L'homme, cheveux bruns, yeux verts, portait un arc et des flèches ainsi qu'une veste vert kaki et un jean troué. Ses chaussures paraissaient en très mauvais état.
Les deux coureurs ne s'arrêtaient devant aucun obstacle, sautant par dessus les troncs d'arbres, franchissant les ruisseaux, traversant les buissons d'épineux.
Arrivé au milieu d'une clairière ensoleillée, l'homme trébucha soudain, hors d'haleine, et s'écroula sur le sol. Cela faisait plus de deux heures qu'il courrait après ce cerf sans pouvoir l'attraper et il était exténué. Dans un dernier bruissement de feuilles, la bête, soulagée disparut derrière un buisson. Harry Potter reprit son souffle. Il était temps de rentrer.

Tout en repartant vers le camp, Harry songea que tout compte fait, même s'il n'avait pas rattrapé ce fichu cerf, c'était pas mal, un grand tétras et deux lapins. Cela n'allait tout de même pas nourrir tout le clan, songea-t-il en traversant une rivière qui clapotait doucement sur le flanc de la montagne. Il espérait que Ron ou Neville avaient eu plus de chance.


Le soleil commençait à décliner dans le ciel, en ce chaud mois de Juin lorsque Harry arriva au camp, baigné de la douce lumière dorée du crépuscule. Des voix s'élevaient de la clairière voisine, le jeune homme alla jeter un coup d'oeil. C'était Hermione, et ses élèves.
« Bien ! Dit-elle d'une voix claire et autoritaire. Nous allons maintenant utiliser notre dernière heure ensemble pour faire un peu d'histoire.
Des grognements s'élevèrent de l'assemblée d'élèves qui écoutaient leur professeur. Les élèves avaient à peu près de six à treize ans et étaient éparpillés un peu partout dans la clairière, confortablement installés pour écouter Hermione.
- Je disais donc, reprit-elle, faire un peu d'histoire pour que vous sachiez comment nous en sommes arrivés à vivre comme des nomades alors que les sorciers d'autrefois étaient une civilisation très aboutie, très avancée.
Adossées à un platane, Rose et Lily buvaient les paroles d'Hermione, quand à Albus et Hugo, ils faisaient une partie de morpion – vous savez, ce jeu moldu – sur le sol de sable. Tout le portrait de Ron et lui en cours d'histoire de la magie, pensa Harry en souriant.
- Les sorciers vivaient donc en paix avec les moldus et tout allait bien. Voldemort avait été vaincu...Certains élèves frissonnèrent en entendant ce nom.
- Tout allait bien jusqu'à ce qu'un moldu du nom d'Alfred Sortin... prenez note, prenez note, sinon je donne une interrogation demain ! Menaça Hermione.
Cette stratégie était efficace car Albus et Hugo arrêtèrent immédiatement leur partie d'échecs et sortirent de leurs sacoches en cuir de petits carnets sur lesquels ils griffonnèrent fébrilement.Alfred Sortin donc, voulut faire une expérience des plus dangereuses en testant la réaction chimique entre deux métaux : l'uranium, et un métal qu'il avait lui même découvert il y avait peu : le sortinère. Quand les deux métaux se rencontrèrent, le choc fut si puissant qu'il provoqua une explosion qui tua toutes les personnes vivant à dix kilomètres à la ronde, mais fit disparaître également à tout jamais la magie !
- Hermione avait une petite voix chevrotante et Harry, qui écoutait toujours, avait les larmes aux yeux. Mais la brunette ne termina pas son cours pour autant : Cette catastrophe se déroula en 2005 et fit en tout, 25 000 morts. Après ce grand malheur, les sorciers et les moldus pensaient que rien de pire ne pourrait leur tomber dessus. Ils se trompaient. La puissance fut telle qu'elle ramena à la vie des créatures pourtant éteintes depuis des millénaires : les Mottholythes.
Cette fois, toute la classe frissonna à l'évocation du nom. Même Hermione avait du mal à le prononcer.
- Les Mottholythes, même s'ils sont les plus dangereux car ils possèdent une intelligence presque humaine, ne furent pas les seuls libérés, des créatures préhistoriques telles que les tigres à dent de sabres et certains dinosaures revinrent également à la vie, poursuivit Hermione.
Les Mottholythes sont de très lointains cousins des détraqueurs : Ils portent une grande capuche noire prolongée d'une cape, la peau blanche et sont également reconnaissables à leur longue natte noire terminée d'un crochet. Ce sont de très fins tireurs, et c'est cela qui fait d'eux des guerriers redoutables. Comme vous êtes encore mineurs, si vous voyez apparaître une créature semblable à ma description, prenez vite fait vos jambes à votre cou si vous voulez une chance de survie. »

Un bruit de corne de brume se fit entendre. C'était la sonnerie de fin des cours. Les élèves quittèrent la clairière qui profitait des derniers rayons de soleil, dans un brouhaha, s'éparpillant de tous côtés pour rentrer dans leurs maisons respectives. Harry rejoignit Hermione.
« Bonnes prises aujourd'hui ? S'enquit elle.
- Pas trop mal, pas trop mal, j'espère tout de même que les autres auront rapporté un peu plus de gibier que moi. »
Ils se dévisagèrent un instant. Le cours d'Hermione lui avait rappelé les bons souvenirs qu'il avait partagé avec ses amis il n'y avait encore que quelques années. Maintenant, même les cours de potions du professeur Rogue lui manquaient. La perte de la magie avait été une plaie qui s'était ouverte à jamais dans le coeur de Harry. Mais ce qui lui manquait le plus, c'était le Quidditch.
Jamais plus il ne pourrait s'envoler vers le ciel, avoir la sensation merveilleuse du vent dans ses cheveux...
Harry vouait également une haine éternelle aux Mottholythes, qui lui avait arraché nombre de ses amis. George était parti rejoindre son jumeau il y avait un an maintenant, Seamus, Lavande Brown, et tant d'autres encore avaient quitté ce monde à cause d'eux... Harry avait juré de venger chacun de ses amis, coûte que coûte.
« Bon, je dois aller euh... prendre le thé chez Luna ! Dit soudain Hermione, contente de pouvoir trouver un prétexte pour rompre le silence gênant qui s'était installé, oui, c'est ça ! Salut Harry ! »
Harry partit à son tour après qu'Hermione, dans un dernier claquement de talons, l'ait laissé seul dans la clairière, devenue sombre.


« Bonjour Arthur ! Lança-t-il sur un ton jovial en arrivant sur la place du petit village en ruine où s'était établi le camp. Arthur s'occupait de remplir les différentes listes quotidiennes, le matin : inscription à la cueillette, inscription à la chasse, inscription à la patrouille, le soir :
retour de patrouille, retour de cueillette, retour de chasse.Bonjour Harry, lui répondit le père Weasley qui était assis derrière un bureau de fortune, et consultait une de ses nombreuses fiches, il avait l'air soucieux.
- Tu n'aurais pas vu Neville par hasard ? Le questionna-t-il. Il n'est toujours pas rentré et nous avions pourtant fixé l'heure maximum du retour de chasse au coucher du soleil, je suis inquiet, la nuit est déjà tombée depuis une demi-heure !
- Ne t'inquiète pas pour ça, Neville a toujours été un peu... tête en l'air ! C'est justement ça qui m'inquiète, répondit Arthur en cochant la case « Harry Potter » sur sa fiche « rentrés de la chasse ». Il est très bien du genre à se perdre pour un oui ou pour un non ! »
Harry alla déposer son grand tétras, ses deux lapins, ainsi qu'une grappe de groseilles sur la pile d'aliments qui servait de garde manger et où tout le monde se servait en fonction des besoins de sa famille en disant : « Ce ne sera pas la première fois qu'il est un peu en retard, ne te fais pas de soucis...
Un bruit de course les interrompit.
 -Tu vois, c'est sûrement lui qui rentre ! » S'exclama Harry.
En effet c'était bien Neville Londubat qui courrait à leur rencontre. Malgré tout, il avait l'air de ne pas aller bien, même pas bien du tout. Neville était aussi pâle que la mort, il avait quelque chose au dos : « Une flèche de Mottholyte ! S'écrièrent Arthur et Harry d'une même voix.
- Partir... ils arrivent ! » Murmura Neville, avant de s'effondrer aux pieds de Harry, dans un flot de sang.









 
Séparés a écrit:
Le ciel avait revêtu sa robe étoilée. Le soleil était allé se coucher, laissant place apercevoir une scène de famille à travers la grande fenêtre du salon. Celui qui semblait être le père une nuit sans lune. Une lueur brillait à l'intérieur d'une misérable petite chaumière. On pouvait p, un grand rouquin aux multiples taches de rousseur semblait lutter pour faire entrer une bouillie verte dans la bouche d'un bébé, tandis que deux enfants se disputaient un moreau de viande de l'autre côté de la petite table en bois. La mère, une femme aux longues mèches brunes emmêlées semblait complètement exaspérée, buvant sa soupe à petites gorgées.
Le bébé, une petite fille brune en pyjama bleu qui ne devait pas avoir plus de un an fit une moue dégoûtée et détourna la tête lorsque son père lui tendit une cuillère de bouillie de menthe sauvage. Ron Weasley commençait à sérieusement s'énerver.
« Alwena, mange ta soupe immédiatement ! Il n'y a que ça de toute façon !
Et la fillette se mit alors à hurler et à pleurer. Elle arracha la cuillère des mains de son père et le tapa avec. Rose et Hugo se disputaient toujours en piaillant, ce qui donnait au final un joyeux tintamarre. Hermione lapait toujours sa soupe silencieusement, indifférente aux bruits autour d'elle.
Elle dressa soudain l'oreille. Elle entendait très distinctement, malgré le bruit phénoménal que produisait la petite famille, une corne de brume. Elle réfléchit un moment à ce que cela pouvait signifier, la tête embrouillé par tous ces cris.
Puis en un éclair, le règlement de la corne lui revint. Il avait été établi l'année dernière pour prévenir le village en cas d'attaque, de réunion, ou de toute autre chose. La règle était la suivante :
- Si un seul son de corne retentissait, cela signifiait que l'on devait se réunir sur la place du village pour une réunion.
- Si deux sons retentissaient, c'était la signification d'une attaque extérieure.
- Enfin, si l'on soufflait trois fois dans la corne, c'était la visite d'un autre clan, très rare en ce moment, car les clans se faisaient de plus en plus éloignés et rares, le nombre de victimes des mottholytes augmentant chaque année. Et les clans devenaient de moins en moins nombreux.
«  Chut ! Écoutez plutôt la corne ! » Leur dit-elle.
Les enfants se turent aussitôt. Tous savaient l'importance qu'avait la corne aux yeux des habitants du village.
Un deuxième son retentit. Puis plus rien.
Hugo et Rose tendaient l'oreille, le morceau de viande tombé entre eux deux. Hermione avait arrêté de laper sa soupe et Ron avait lâché sa cuillère pleine de bouillie. Même Alwena avait arrêté de pleurer, impressionnée par le silence oppressant qui s'étaient installé dans la pièce.
Puis au bout de trente secondes, Ron s'écria :
« Sortez de la maison ! »
Aussitôt, les Hugo et Rose se ruèrent hors de la maisonnette, dévalant à toute allure la pente qui menait vers la forêt, le lieu où il était tenu de se rassembler en cas d'attaque. Hermione les suivait, portant Alwena tant bien que mal.
Lorsqu'ils eurent disparu dans la forêt, Ron dévala à son tour la pente de la petite colline sur laquelle était située la maison, mais lui se dirigeait vers le centre du village. Il devait aller se battre lui aussi.


Lorsque Ron s'approcha de la place centrale, l'air apportait une odeur de roussi. Les mottholytes avaient du envoyer des flèches enflammées, leurs armes favorites, songea le rouquin avec amertume.
Il déboucha enfin sur la place. Un groupe de mottholytes avait envahi l'espace et se battait déjà contre ses camarades. Des corps gisaient par terre, des flèches plantées dans le dos.
Ron faillit vomir à cette vision, mais ne se découragea pas pour autant. Il avança vers la zone de combat, ne voulant même pas regarder à qui appartenaient les cadavres qui gisaient au sol. Il le saurait bien assez tôt de toute façon.
Un groupe d'une vingtaine de personnes se battaient contre les sanguinaires créatures. Elles étaient presque aussi intelligentes que des humains, mais bien plus dangereuses. Elles possédaient des archers et des épéistes experts, ainsi les ex-sorciers et moldus devaient s'armer pareillement. Dès l'âge de quinze ans, les jeunes hommes et les jeunes filles suivaient un entraînement selon leurs capacités.
Ron banda son arc, prêt à s'en servir à tout moment. Pour l'instant, personne ne semblait s'intéresser à lui. Bonne chose.
Il vit alors Jason, un de ses camarades de chasse, absorbé dans un combat endiablé avec deux mottholytes, ombres noires dansant à côté des flammes. Ron courut lui prêter main forte. Son camarade ne tiendrait pas longtemps, à deux contre un.
Ron était trop loin pour tirer. Il s'approcha encore un peu, un petit peu, il allait tirer lorsqu'il fut renversé par un corps projeté contre lui. La personne en question lui cracha un flot de sang à la figure et le plaqua au sol. Il en eut le souffle coupé et lâcha son arc, sa seule arme, qui valdingua à quelques mètres de lui.
Impossible d'aller la chercher sans se faire remarquer, et donc tirer dessus. Ron eut juste le temps d'entendre le cri de Jason avant qu'une douleur fulgurante ne lui transperce le dos. Puis, du noir.




Nuit mouvementée a écrit:
Rose n'osait plus bouger tant la forêt regorgeait de bruits divers et variés, qui, malgré ses quatorze ans, la faisaient frissonner de la tête aux pieds. A l'école, on lui avait appris à se méfier de tout ce qui bougeait, surtout ce qu'on ne connaissait pas, et ce qu'on ne voyait pas.
Voilà pourquoi elle était recroquevillée dans une position ridicule, entourée de son frère, Hugo, et de sa sœur, endormis tous les deux. Leur mère montait la garde en dehors du tronc creux dans lequel ils étaient cachés. Rose avait toujours reproché secrètement à ses cadets d'avoir le sommeil lourd et de pouvoir s'endormir n'importe où. La rouquine, elle, était plutôt du genre nerveuse, et apeurée par tout.
L'autre raison pour laquelle Rose ne dormait pas était qu'elle guettait, tout comme sa mère, l'arrivée de son père. Il leur avait dit qu'il reviendrait vite après le combat, ce qu'il avait toujours fait jusqu'à présent.
Rose sentit les larmes lui monter aux yeux à l'idée qu'il ne reviendrait peut être plus jamais, qu'elle ne pourrait plus jamais serrer son père dans ses bras.
Elle se croyait presque à nouveau avec lui, et cela commençait à l'apaiser lorsqu'un hululement de chouette la tira de sa rêverie et la ramena à la réalité. Elle se souvint alors de sa chouette, Mélusine, une belle chouette hulotte, qui n'avait pas pu venir avec eux lorsque les Mottholytes les avaient attaqués pour la première fois.
Des fois, Rose se posait des questions à son sujet. Était-elle toujours en vie et volait-elle tranquillement dans le ciel, ou était-elle morte, dévorée par une des nombreuses créatures qui hantaient à présent ce monde ?
Rose ferma les yeux et essaya de se rappeler la maison... Celle dans laquelle elle avait vécu les huit premières années de son existence. Hugo n'en avait sans doute que quelques vagues souvenirs, et Alwena n'était même pas née.
L'aînée des enfants Weasley essaya de se rappeler la sensation que procurait un lit, un oreiller, le réconfort d'être dans une chambre avec du chauffage même... Impossible. Il s'était passé tellement de choses depuis... On aurait dit qu'il s'était écoulé des centaines d'années.
« Maman ? Appela-t-elle doucement. Maman, est-ce que papa va revenir ?
L'appel de sa fille fit quelque peu sursauter la brunette.
- Rose, tu ne dors pas ?
- Non, je n'y arrive pas ! Lui répondit la fillette. Je m'inquiète trop pour papa... »
Cette phrase fit blêmir Hermione, et Rose le distingua très nettement, malgré la pénombre qui régnait dans la forêt. Mais elle lui répondit d'une extrême douceur, comme l'aurait fait toute mère :
«  Ne t'inquiète pas, il reviendra j'en suis sûre. »
Rose jugea à l'expression inquiète qui s'était figée sur le visage de sa mère et à son expression lointaine que sa mère n'en était pas aussi sûre qu'elle en avait l'air.
Elle allait repartir à ses méditations lorsqu'un craquement sonore venant de sa gauche lui parvint. Hermione l'avait également entendu et elles restaient toutes deux sur leurs gardes. La jeune fille savait que, de toutes façons, si les Mottholytes attaquaient maintenant, elles n'avaient aucune chance. Mais elle savait aussi qu'elle se battrait jusqu'au bout pour sauver son frère et sa sœur, qui comptaient pour elle plus que tout au monde.
Mais la plainte qui s'éleva du buisson d'aubépines du côté duquel était venu du craquement n'était autre qu'un gémissement humain. Horrifiées, Rose et Hermione se ruèrent sur le bosquet en question.
Le spectacle qui s'offrit à elles frappa la rouquine d'horreur. Un homme était étendu par terre, une entaille profonde au milieu du ventre. L'autre personne, une femme. Essayait de le soigner désespérément mais l'on voyait bien qu'elle n'avait aucune notion en matière de médecine. Les visages des personnes étaient plongés dans l'ombre, si bien qu'elle ne distinguait que leurs silhouettes et qu'il était un possible pour elle de déterminer qui était étendu par terre.
Elle ne put s'empêcher de ressentir un immense soulagement lorsqu'elle découvrit en s'approchant que la personne étendue par terre n'était pas son père. Elle ne savait toujours pas qui c'était, en raison des taches de sang qui maculaient son visage.
Hermione s'avança vers la femme, qui avait l'air complètement anéantie et déboussolée par ce qui lui arrivait, et lui parla d'une voix douce et apaisante :
« Nous allons vous aider, ne vous inquiétez pas. Sa vie n'est plus en danger maintenant. »
La jeune fille, qui avait une longue chevelure blonde, semblait juste venir de s'apercevoir qu'elles étaient là. Elle poussa alors un profond soupir de soulagement et tomba dans un long sommeil.
«  Rose, occupe toi d'elle, s'il te plaît, je vais me charger du blessé.
  • D'accord. »


C'est le seul mot que la rouquine arriva à sortir, tant elle avait été choquée par le visage de la femme complètement anéanti, et le souvenir de cette plaie béante qui lui revenait encore en mémoire...
Elle saisit la femme et essaya de la porter mais ses bras fatigués n'arrivaient pas à la soutenir.
«  Attends, je vais t'aider, lui fit une petite voix derrière elle.
Rose fit volte face, et découvrit Hugo, les yeux bouffis par le sommeil mais chez qui une volonté d'aider se lisait sur le visage.
- Qu'est ce que tu fais là toi ? Lui lança-t-elle. Retourne te coucher !
- C'est impossible. Maman a allumé un feu pour réchauffer nos deux « colocataires », alors si tu ne veux pas que celle-ci meure avant qu'on n'ait pu faire quoi que ce soit, laisse moi t'aider. Tu n'auras pas la force de la porter toute seule.
- D'accord. Alwena est réveillée ? Questionna-t-elle tout en empoignant les deux jambes de la femme.
- Oui, mais la chaleur du feu l'a apaisée et, heureusement pour nous, elle ne pleure pas, lui répondit-il. » Il avait également attrapé les deux bras de la femme, et ils s'en allèrent en direction du tronc creux.
Lorsqu'ils arrivèrent dans leur abri improvisé, leur mère leur demanda d'aller déposer la fille, qui devait avoir entre dix-huit et vingt-cinq ans, avec son compagnon dans un coin de l'arbre, près du feu.
« Ses blessures sont profondes, souffla-t-elle en indiquant le jeune homme qui dormait paisiblement.
- Tu crois qu'il s'en sortira ? Questionna Hugo.
- Si demain, nous trouvons Luna à temps, je pense qu'elle réussira à le guérir.
- Et la fille ? Demanda à son tour Rose.
- Elle a simplement subi un choc psychologique à cause des événements qu'elle a vécu, elle s'en tirera.
- Maman, ces gens ne sont pas du clan, objecta la rouquine, tu crois qu'ils voyagent comme ça depuis combien de jours ?
- Ça, nous le saurons lorsqu'elle se réveillera. Dit Hermione d'un air épuisé.
- Je peux prendre le premier tour de garde, si tu veux ! Dit Rose tout en se dirigeant vers l'entrée du tronc. La fatigue se lisait sur le visage de sa mère.
- D'accord, mais réveille-moi au moindre problème, s'il te plaît, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose.
- Très bien, dormez maintenant. Vous en avez besoin, ajouta-t-elle. »
Lorsque Rose fut sortie dans la pénombre de la forêt, elle jeta un coup d’œil aux deux petites silhouettes de son frère et de sa sœur, ainsi qu'à sa mère, tous les trois plongés dans un profond sommeil. Elle ne voulait pas les voir mourir, les deux personnes qu'ils venaient de trouver non plus, et elle se promit de les protéger autant que possible.
Elle regarda un moment un morceau du ciel parsemé d'étoiles qui s'offrait à elle, à travers la voûte de feuillage, et repensa à son père, peut être mort à cette heure là.
« Ne m'abandonnez pas. » murmura-t-elle. Et elle versa toutes les larmes qu'elle n'avait pas pu verser jusqu'à maintenant, se vida de tout son chagrin, et pria silencieusement pour que son père lui revienne bientôt.
Citation:
Dans l'antre d'une guérisseuse a écrit:
« Là, avec ça, tu guériras plus vite Neville ! 
- Merci Luna, ça va beaucoup mieux ! Sans toi et Harry, je serais mort !
- Je suis là pour ça tu sais. » répondit l'ancienne Serdaigle.
Les deux personnes se trouvaient dans une petite grotte, au cœur de la forêt, avec quatre autres blessés.
« Harry et Lysander devraient nous ramener quelques bonnes prises d'ici midi, je pense.
- Harry et Lysander sont avec nous ? Et Lorcan ? »
Luna baissa les yeux et inclina la tête en direction d'un corps allongé au fond de la caverne. Le fils Lovegood dormait profondément, un bandage serré accroché au bras droit, un autre autour du crâne.
« Il a perdu beaucoup de sang, lui confia Luna. J'espère de tout mon cœur qu'il va s'en sortir. Pour l'instant, son état stagne entre la vie et la mort. »
Elle baissa la tête et partit en direction d'un autre blessé pour lui resserrer ses bandages. Luna préférait éviter de parler de l'état de son fils.
« J'espère vraiment que Kingsley va tous nous réunir bientôt, murmura-t-elle. Je ne supporte pas de savoir que d'autres personnes sont peut être en train de mourir quelque part... Tu seras bientôt guéri. » ajouta-t-elle à l'intention de Neville, qui avait réussi à se mettre en position assise et la fixait d'un air lointain.
Laissant Neville à ses méditations, elle sortit de sa grotte pour capter les rayons du soleil qui allait bientôt arriver au zénith. Midi approchait.
Luna inspira un grand coup, et ferma les yeux pour s'éloigner de tous ces soucis qui l'accablaient depuis que tout avait commencé. La mort de son père, puis celle de son mari, l'avaient plongée dans une profonde déprime durant un an. Maintenant Lorcan et Lysander, ses deux jumeaux restaient sa seule famille. Et l'un des deux était blessé...
Luna s'allongea sur l'une des pierres plates qui entouraient la grotte et savoura la chaleur du soleil sur sa peau. Une sensation de bien être, de sécurité...


« Luna ? »
Une voix douce tira Luna de sa rêverie, la faisant revenir durement à la réalité.
« Qu'y-a-t-il ? On attaque ? Combien de temps ai-je dormi ? »
En découvrant les visages rassurants et familiers de Lysander et Harry, Luna se radoucit un peu.
« Harry m'a appris à chasser des oiseaux et on en a ramené plein ! S'exclama son fils rayonnant.
Devant l'expression de joie de celui-ci, Luna ne put s'empêcher d'esquisser un pâle sourire.
- Lysander a très bien chassé aujourd'hui, ajouta Harry. Il fera un bon chasseur !
Lysander rougit, gonflé de fierté.
- Et Lorcan ? Il va mieux n'est-ce pas ? Demanda-t-il à sa mère.
- Eh bien... oui, il va mieux, son état s'est beaucoup amélioré depuis hier ! Lui annonça Luna d'un ton faussement joyeux pour ne pas gâcher la joie de son fils.
- Super ! J'ai hâte de pouvoir lui montrer mes nouvelles techniques de chasse ! » S'exclama le jeune garçon tout en s'éloignant deux joyeusement.
« Luna, Lorcan va-t-il vraiment mieux depuis hier ? La questionna Harry d'un air hésitant.
- Bien sûr que non ! S'écria Luna, sa voix se brisant au fil des mots. Je n'arrive pas à le soigner, j'ai tout essayé ! Il n'y a plus qu'à espérer qu'il soit assez fort pour guérir tout seul... » ajouta-t-elle, la voix désespérée.
Harry préféra la laisser seule et s'éloigna en douceur, partant surveiller les blessés.
« Harry ? Le rappela-t-elle soudain. Harry, je ne peux pas rester là sans rien faire, il faut que je parte à la recherche d'autres éventuels blessés !Mais...Toutes mes herbes médicinales sont au fond de la caverne avec leur noms, et leurs propriétés en dessous, j'ai tout noté. Et tu sais resserrer des bandages !
- Euh... »
Sans attendre de réponse, Luna s’en fût dans les bois, espérant trouver tous les blessés possibles, elle ne voulait surtout pas perdre qui que ce soit.

Elle erra durant plusieurs heures à la recherche d'une trace humaine dans cette sombre forêt mais rien. Rien.
Les sous-bois commençaient à s'assombrir de plus en plus avec le crépuscule et Luna allait finir par abandonner lorsqu'elle perçut un son de corne de brume.
La corne de brume du rassemblement ! Elle n'avait plus qu'à se diriger vers le bruit lorsqu'elle sentit une vague odeur de sang séché.
Horrifiée, Luna s'avança en traversant la forêt et atterrit devant une plaine balayée par les vents. Au loin, un petit village, semblable à tous ceux qu'elle et le clan habitaient provisoirement avant d'être attaqués par les Mottholytes.
L'odeur de sang était plus forte, maintenant, Luna progressa lentement dans la plaine, attentive au moindre bruit, quand elle trébucha sur quelque chose et tomba la tête la première... sur du sang coagulé !
Luna savait à présent exactement sur quoi elle avait trébuché et, même si elle s'y attendait, ce n'est jamais facile de découvrir un cadavre à ses pieds. Encore moins quand il y en a des dizaines aux alentours. En effet, des hommes, des femmes, des enfants, étaient tous étendus par terre, tous une expression d'horreur figée à jamais sur le visage.
En tant que guérisseuse, Luna se devait de chercher des survivants parmi les corps étendus par terre. Elle délaissa alors le cadavre de l'homme sur lequel elle avait trébuché et se concentra sur son objetif : trouver de la vie dans ce champ désolé.
Après un instant de recherches défectueuses, elle dut se résigner à contrecœur à abandonner. Elle se demanda si certaines personnes de ce clan dévasté par la mort avaient réussi à fuir.

La couleur de sang du ciel avait commencé à faire place au bleu sombre de la nuit, et Luna ne savait que faire. Elle ne pouvait rentrer au camp à cette heure, avec les créatures qui rôdaient dans la forêt par ces temps tourmentés, mais elle ne voulait pas abandonner ses malades, pas même pour une nuit. De plus, ses recherches avaient été défectueuses car elle n'avait rien trouvé, si ce n'étaient les restes du clan qu'elle avait découvert il y avait une heure.
Tourmentée, elle commença à marcher, errant à droite à gauche, ne sachant que faire par cette nuit d'été. Elle décida finalement qu'il fallait avant tout qu'elle trouve un abri pour la nuit, et opta finalement pour les maisons du village abandonné du clan dévasté. Les mottholytes ne viendraient pas la chercher dans un endroit qu'ils venaient sûrement d'attaquer.
Elle traversa encore une fois, en baissant les yeux, le champ jonché de corps et se dirigea vers la maisonnette la plus proche. Elle n'était pas en trop mauvais état, et le toit était encore entier. Elle s'apprêtait à aller se coucher sur un canapé défoncé lorsqu'elle hurla de frayeur en découvrant un autre cadavre déchiqueté dans la cheminée du salon.




Cerise a écrit:
Un bruit régulier de goutte qui tombe comblait le silence qui s'était installé dans la grotte. Ron ouvrit les yeux, et regarda autour de lui. Le plafond n'avait rien de familier, et il mit du temps à comprendre que ni Hermione ni aucun membre de sa famille n'était endormi à côté de lui.
Sa douleur fulgurante à la jambe lui rappela cependant les événements de la veille avec dureté. Tout lui revint alors en un éclair. Qui l'avait conduit ici ?
La grotte sentait l'humidité et le renfermé, mais Ron distingua au loin une petite lueur qui annonçait le jour. Il traîna lamentablement sa jambe entourée d'un bandage, qui avait sans doute été traversée par une flèche, à travers l'obscurité.
La lumière de l'aube l'éblouit un moment, une belle journée s'annonçait. Une fois ses yeux habitués à la luminosité du jour, il contempla le panorama qui s'offrait à lui du haut de la falaise en haut de laquelle la grotte était située. Des plaines s'étendaient à perte de vue devant. A sa gauche, une chaîne de montagnes qui continuait jusqu'à la grotte, et même plus loin encore à sa droite.
Mais ce qui attira son attention fut surtout une silhouette encapuchonnée qui était assise en tailleur sur la roche et observait elle aussi. Impassible.
Ron tressaillit : les mottholytes avaient exactement les mêmes manteaux à capuche que cette « personne » !


Mais non. Les mottholytes ne l'auraient jamais fait prisonnier. Ils l'auraient achevé, comme ils le faisaient à chaque fois.
Non. C'était bien un humain qui lui tournait le dos. Il décida donc d'engager la conversation, histoire de voir qui l'avait emmené dans cette grotte.
«  Où sommes nous ? Demanda-t-il simplement à son mystérieux interlocuteur.
- Ah, tu es enfin réveillé ! S'exclama Jason.
- C'est toi ! Lui répondit Ron. J'ai cru à un mottholyte au début ! En tout cas, merci beaucoup de m'avoir sauvé de leurs griffes ! Ajouta-t-il.
- Je n'aurais pas pu te laisser quand même ! S'indigna son ami. Tu es un membre du clan et mon ami ! Et puis, je n'aurais pas pu y arriver sans Olivier, lui confia-t-il. Tu étais gravement blessé et immobilisé par... par Dean et... il m'a entraîné derrière une maison lorsque les mottholytes te plantaient une flèche dans la jambe. Il a dit qu'on allait rester pour aller te chercher à la fin du combat. C'est ce qu'on a fait. On a voulu ramener Dean aussi mais... il n'a pas survécu. Sa blessure était trop profonde et il aurait fallu que Luna soit là pour... enfin voilà, je n'ai pas trop envie d'en parler...
Il émit un petit gémissement pitoyable et se prit la tête dans les mains.
- Je suis vraiment désolé...  lui murmura Ron à l'oreille.
Tout le monde savait que Dean et Jason étaient de grands amis depuis qu'ils avaient fait leurs études supérieures pour entrer au ministère de la magie ensemble, et Ron comprenait parfaitement sa réaction. Lui même ressentait une boule au ventre à l'idée qu'il ne reverrait plus jamais ce garçon avec qui il avait passé toute sa scolarité à Poudlard.
-Olivier est parti chasser tôt ce matin, poursuivit Jason comme si de rien n'était. Il devrait revenir bientôt maintenant.
- D'accord merci. Et encore merci, vous m'avez sauvé la vie ! Lui dit Ron en repartant vers la grotte. Nous sommes près de l'ancien village ?
- Oh, à quelques kilomètres, lui répondit Jason, l'air de rien.
- A quelques kilomètres ? Répéta Ron incrédule. Mais pourquoi être allés si loin des autres ?
- Heu... Olivier t'expliquera tout à l'heure, tu verras... »
Intrigué par la réponse maladroite de Jason, Ron retourna se coucher dans la grotte, traînant toujours sa jambe blessée derrière lui.


Un vent frais s'était levé, faisant onduler l'herbe des plaines de la vallée. Les nuages avaient masqué les soleil, qui maintenant haut dans le ciel annonçait midi. Ron avait fait la sieste toute la matinée. Il avait dû perdre beaucoup de sang la veille car sa blessure l'avait épuisé comme il ne l'avait jamais été depuis longtemps.
Si les mottholytes les attaquaient maintenant, ils avaient perdu d'avance. A deux contre une dizaine tout du moins, et qui plus est avec une seule personne valide, le combat lui paraissait bien inégal.
Il retourna ses sombres pensées dans un coin de sa tête, et se concentra sur l'énigmatique réponse que lui avait expliquée Jason tout à l'heure, et sur ce que cela pouvait signifier.
Ne trouvant pas de réponses, Ron se tourna alors vers sa famille. Celle pour qui il était prêt à tout donner.
Si tout s'était bien passé, Hermione et ses trois enfants étaient en sécurité dans la forêt, et avec un peu de chance, ils avaient retrouvé les autres.
Cette idée le remplit de joie, et il s'encouragea en se disant que quand il serait rétabli, ils pourraient rentrer au camp. Il pourrait alors à nouveau serrer ses enfants et Hermione dans ses bras.
Un crépitement soudain se fit entendre, le tirant de sa douce rêverie.
Il se retourna, cherchant l'origine du bruit, le cœur battant plus vite qu'à son habitude, mais découvrit avec soulagement que seule la pluie en était la cause. Le temps avait subitement changé.
D'ailleurs, Jason arriva en courant dans la grotte, ses mèches blondes trempées comme si il sortait d'une douche. Il laissait un sillage d'eau derrière lui.
« Saleté de pluie ! Pesta-t-il. On ne pourra jamais sortir de la grotte avant qu'elle ne s'arrête ! Avec cette énorme averse, Olivier devrait être rentré sous peu.


Il avait à peine fini de parler qu'une silhouette se distingua nettement sous le déluge qui tombait dehors. Mais contrairement aux attentes des deux hommes, une fillette aux cheveux rouges entra dans la grotte. L'air exténué, elle s'écroula par terre.


Intrigué, Ron la releva et l'observa. Les yeux verts, une natte qui tombait presque jusque par terre et une grande cape en peaux. Cette petite ne devait pas avoir plus de douze ans, vu sa taille.
« Comment t'appelles-tu ? La questionna-t-il.
- Je m'appelle Cerise, leur dit-elle d'un air triste.
- D'où viens-tu, où sont tes parents ? Surenchérit Jason.
- Je ne sais pas, j'ai tout oublié... leur murmura la petite fille aux cheveux rouges. Je ne me souviens de rien...




Dessins a écrit:
Le soleil était à présent levé sur la forêt, mais la nuit semblait toujours présente dans le tronc creux où résidait le petit groupe. La fraîcheur du matin décontracta un peu Rose qui sortait en douce de l'abri improvisé. Elle s'agenouilla dans l'herbe mouillée de rosée, et sortit un des nombreux morceaux d'écorces que contenaient sa sacoche en cuir. De simples morceaux d'écorce, qu'elle coupait sur les arbres.
Rose fouilla son petit sac et en déballa son maigre contenu. Une mine à graver qu'elle avait emmenée avant de partir de la maison, lors de la première attaque, un crayon de bois, qu'elle gardait précieusement dans une poche à part, une boîte d'aquarelles et, nom d'une baguette magique, une dragée surprise de Bertie Crochue !
Les vestiges du passé qu'elle avait vécu plus jeune, dans leur petite maison en plein cœur de Londres.
Une fois le délicieux bonbon avalé (il avait goût de cerise, pour une fois qu'elle avait de la chance!) , Rose commença à chercher un point d'inspiration, comme elle le faisait à chaque fois. Elle avait commencé à dessiner à l'âge de ses huit ans, lorsque ses parents lui avaient offert un carnet à croquis et une boîte d'aquarelles. Depuis ce jour, chaque week-end, ses parents l'emmenaient dans un endroit hors de la ville pour qu'elle puisse exploiter ses talents de dessinatrice.
Lors de leur fuite, puis, par la suite, de leur vagabondage, le dessin avait été un précieux atout pour Rose. Il l'aidait à tenir, même dans les moments les plus durs. Elle en était presque devenue dépendante. Chaque matin, elle sortait de l'abri dans lequel elle logeait avec sa famille, et partait un peu plus loin pour évacuer ses sombres pensées.
Aujourd'hui, Rose avait envie de dessiner quelque chose, quelque chose qui sortait un peu de ses ordinaires dessins de paysages.
Elle ne sut pourquoi, mais à ce moment là, la première image qui lui vint à l'esprit fut celle d'un garçon, qu'il lui semblait avoir déjà vu étant petite.
Rose avait vraiment envie de le dessiner. Elle commença par la silhouette. Elle décida de ne dessiner que le buste.
Une belle chemise blanche (elle ne coloria tout simplement pas l'écorce), des cheveux blonds, voilà la manière dont elle se rappelait du mystérieux garçon.
Elle s'attaqua maintenant au visage, des mèches blondes tombaient sur son front au teint pâle. Des yeux vert clair, un nez pointu et un sourire aux lèvres. Une fois son esquisse au crayon terminée, elle repassa les contours à la mine à graver.
Le résultat était vraiment satisfaisant. Une de ses plus belles esquisses ! Rose jeta un furtif coup d’œil à sa boîte d'aquarelles. Allait-elle l'utiliser pour colorer ce garçon ? Oui. Elle ne pouvait le laisser en noir et blanc.
Elle rangea précieusement son nouveau dessin dans sa sacoche en cuir et partit chercher un peu d'eau. Elle se ravisa au dernier moment. Sa mère avait usé des dernières réserves d'eau pour laver les plaies de l'homme qu'elles avaient sauvé hier soir.
Elle retourna donc dans l'arbre creux pour prendre une bouteille d'eau à remplir lorsqu'elle allait trouver un point d'eau. Elle tomba alors nez à nez avec la femme qu'elle et sa mère avaient également trouvée la veille au soir.
« Je vais chercher de l'eau, lui expliqua-t-elle pour se justifier.
- Je t'ai observée dessiner tout à l'heure, tu es vraiment très douée ! La complimenta-t-elle d'un air admiratif.
- Vous savez dessiner vous aussi ? La questionna Rose, ne pouvant cacher sa fierté tant elle avait rougi.
- Oh, j'étudiais aux Beaux-arts de Londres pendant les vacances d'été pour occuper mon temps libre. Si tu as le temps, je pourrais un peu te montrer quelques techniques que j'y ai apprises plus tard !
- Merci beaucoup ! » S'exclama Rose qui n'en espérait pas tant.
Et elle repartit, toute guillerette, sa bouteille d'eau à la main, son sac en cuir se balançant sur son épaule, à travers la forêt.
Elle dût s'aventurer un peu loin de l'arbre creux dans lequel ils avaient élu un domicile provisoire pour trouver ce qu'elle cherchait. Elle arriva alors en haut d'une falaise escarpée qui dominait une petite vallée tout en long dans laquelle serpentait un ruisseau. De l'autre côté, des montagnes abruptes lui faisaient face, au sommet desquelles scintillaient encore quelques neiges éternelles. Cette vision rappela à Rose une anecdote qu'elle avait vécu il y avait quelques années, lorsqu'elle avait vu des moldus à ski en train de descendre une pente enneigée. Son père lui avait alors expliqué que les skis, de ridicules bâtons de bois d'après lui, pouvaient se révéler très utile en cas d'attaque car ils permettaient de foncer sur la neige.
Rose avait conclu se jour là que les sorciers dépendaient énormément de la magie, et que sans elle tous leurs moyens de transport (poudre de cheminette, transplanage...) n'étaient plus rien.
Après cet instant de rêverie, Rose en revint à son point principal : trouver de l'eau.
Il devait bien y avoir un quelconque ruisseau quelque part qui alimentait la petite rivière qui coulait paisiblement en bas, aussi longea-t-elle le bord de la falaise en quête du précieux liquide.
Elle allait enfin abandonner lorsqu'elle entendit un faible gargouillement bien significatif. Rose dévala la pente rocheuse qui la séparait de la chute d'eau. Elle allait se précipiter pour remplir ses bouteilles dans la cascade dont le bruit s'intensifiait à mesure qu'elle avançait lorsqu'un grognement sourd l'arrêta net. Un couple de tricératops était en train de se désaltérer et de s'éclabousser dans le cours de la rivière.
Rose se tapit aussitôt. Son père et sa mère lui en avaient déjà parlé, de ces dinosaures qui rôdaient eux aussi sur Terre, mais jamais elle n'aurait imaginé cela aussi grand et aussi imposant. De plus, ceux là avaient des cornes sur la tête et une immense collerette. De quoi impressionner n'importe qui ! Se dit Rose en attendant qu'ils aient fini et qu'ils s'en aillent.
Rose commençait à perdre patience quand les petits détalèrent en courant, leurs parents courant après leur progéniture.
Elle sortit donc de son buisson et commença à remplir sa bouteille lorsqu'un rugissement tonitruant se fit entendre, suivi presque immédiatement d'un craquement de branches.
Rose se retourna juste à temps pour voir surgir ce qui avait apparemment fait fuir les tricératops. Un énorme dinosaure dont on ne lui avait jamais parlé à l'école, pire que dans ses cauchemars ou que dans les histoires qu'on lui racontait quand elle était petite fonçait droit sur elle, avec un grand désir d'en faire son déjeuner.
Sans hésiter une seule seconde, Rose se précipita dans la chute d'eau, et plongea à plusieurs mètres de profondeur, en apnée.
Rose vit vaguement, à travers l'eau trouble du ruisseau, une silhouette massive regarder l'endroit où elle avait disparue, puis, désintéressée repartit ailleurs, espérant trouver une proie plus facile à attraper.
Au bout de cinq secondes qui lui semblèrent interminables, Rose se décida enfin à sortit la tête des eaux glacées du torrent. A bout de souffle, elle inspira une grande bouffée d'air frais, sortit de l'eau, et se laissa tomber sur les cailloux qui bordaient le ruisseau, transie de froid. Elle haleta encore pendant deux bonnes minutes, rester en apnée trop longtemps lui avait donné mal à la tête.
Elle vit alors sa bouteille, flottant à la surface du ruisseau. Folle de rage, elle la laissa dériver au gré du courant. Son sac était fichu et la plupart des affaires qu'il y avait dedans aussi. Elle prit tout de même la peine de remplir son pot d'eau, ce pourquoi elle était venue au départ, et s'en alla d'un pas rapide vers le tronc creux.
Des larmes coulaient sur ses joues. Toutes les esquisses sur papier qu'elle avait faites jusqu'à maintenant et celle sur écorces avaient perdu leurs couleurs. Son sac était également fichu ainsi que sa boîte d'aquarelles, qui ne devait plus contenir grand chose maintenant.


Arrivée au tronc, elle s'éloigna de l'abri, courut derrière un buisson et éclata en sanglots. Elle déballa ce qu'il restait du contenu de sa sacoche, abîmée par l'eau. Un désastre.
Les aquarelles sur feuille étaient délavées, seules restaient des traces de crayon de bois, et des taches de couleur informes. Tous ses dessins, depuis qu'elle était petite. Envolés. En une minute à peine.
Les gravures sur écorce n'avaient pas été effacées, mais le bois était mouillé et imbibé d'eau, ce qui n'était pas bon. Les couleurs s'étaient envolées ici aussi, ne restaient plus que les gravures.
Elle retrouva toute fois intact le charmant garçon qu'elle avait dessiné le matin même, bien qu'un peu mouillée, la gravure était la même.
Sa mine à graver était toujours là, ainsi que son crayon de bois. Intacts.
Mais les aquarelles n'avaient pas été entièrement épargnées par l'attaque. Bien que sa boîte fut fermée, l'eau les avait quand même atteintes et Rose constata avec dépit qu'elles étaient maintenant gorgées d'eau. Et la moitié de la peinture tomba dans l'herbe lorsqu'elle secoua la boîte, diluées dans l'eau. Elles se mélangèrent, formant des spirales multicolores et des arc-en-ciel aux formes de serpents, et de créatures étranges, se mêlant aux larmes de la jeune fille.
Rose tomba alors à genoux et vit devant elle des tricératops qui faisaient la ronde avec des dragons, tous crachaient du feu. Elle voulait partir, mais elle était prise au piège par quelque chose qui la retenait au sol. Elle regarda ses pieds et vit avec horreur qu'ils étaient englués dans une sorte d'horrible marécage d'aquarelles qui la retenaient prisonnière.


Derrière elle, une silhouette la regardait, elle le savait. Elle voulait la regarder, elle était presque sûre qu'il s'agissait du garçon qu'elle avait dessiné sur son écorce, et il fallait qu'elle vérifie. Mais ces satanées aquarelles la retenaient toujours ! Quand enfin elle eut réussi à s'en dégager, elle entrevit une fraction de seconde le visage du garçon blond, qui se transforma presque aussitôt en une mine à graver qui tenta de lui lacérer le visage. Rose se débattait tant bien que mal, repoussant le mine à chaque tentative d'assaut.
Le rêve de Rose s'arrêta alors subitement, au moment où la mine allait lui transpercer les yeux, pour la plonger dans un profond sommeil.







Rassemblement a écrit:
Une fois Luna partie, Harry resta là, ne sachant que faire. Il décida donc d'aller s'occuper des blessés, puisque c'était ce que la guérisseuse lui avait demandé.
Harry Potter soupira. Luna n'avait plus rien de la jeune fille loufoque et rêveuse qu'il avait vue pour la première fois dans le train lors de sa cinquième année à Poudlard. Non. Les événements de ces dernières années l'avaient radicalement fait changer, mûrir. Comme tout le monde d'ailleurs.
Harry regrettait presque l'ancienne Luna à présent.
Mais bon, le présent était le présent et il fallait faire, avec pensa-t-il. Au moins, Lysander et Neville, qui était bien rétabli depuis l'attaque, lui tiendraient un peu compagnie.
Il redressa ses lunettes et se dirigea vers la grotte dans laquelle dormaient les blessés.
Lorsqu'il entra, une odeur de moisi semblable à un mélange entre la bombabouse, la chambre qui n'a pas été aérée depuis longtemps et la chaussette régnait dans la pièce.
Harry fronça le nez, cherchant l'origine de l'odeur, et glissa sur un cadavre de lapin par terre, entouré de mouches.
Harry ne voyant pas ce qui n'allait pas chez ce lapin l'ouvrit, à tout hasard, et découvrit un corps pourri et en décomposition, affreusement mal en point.
Cet animal était pourtant l'un de ceux que Harry et Lysander avaient chassés dans la forêt un peu plus tôt. Il y avait boullu d'eau douce sous roche.
Le jeune homme alla chercher Lysander, tout en prenant bien soin de jeter le lapin le plus loin possible de la grotte. Si ce lapin avait attrapé une maladie, il fallait ne surtout pas le laisser auprès de personnes déjà malades, ou même pas malades du tout.


Une fois sa besogne effectuée, Harry continua sa marche, en quête de Lysander. Celui-ci toujours absent, il continua pendant environ quinze minutes à marcher, pour alors entendre un signe qui signifiait que Lysander était dans les parages. Mais pas celui qu'il aurait espéré. Un cri perçant déchira le silence qui s'était installé dans la forêt.
Harry courut vers le coin d'où était sorti le cri du garçon. Qui sait ce qui avait pu lui arriver. Il arriva alors dans une petite clairière qui filtrait la lumière du soleil.
Il ne vit pas tout de suite le petit Scamander, recroquevillé dans un coin, fixant un point que Harry ne pouvait voir, absolument terrifié. Une odeur de charogne régnait dans l'air.
Harry s'approcha très doucement et précautionneusement de Lysander pour voir ce qui l'effrayait de la sorte. Il s'accroupit dans un buisson de houx, ne laissant dépasser que le haut de la tête et les yeux, et vit alors pourquoi Lysander était figé d'horreur.
Il y avait de quoi. Un énorme sanglier aux défenses aiguisées le fixait de ses petits yeux stupides en grognant d'un air mauvais. Harry se figea lui aussi, sentant ses cheveux se dresser sur sa tête.


Puis, après un moment de silence absolu, le sanglier chargea sans prévenir. Lysander roula sur le côté pour l'éviter en hurlant de frayeur et Harry s'enfuit avant que le sanglier ne traverse le buisson de houx avec des grognements aigus. Lysander était absolument immobilisé par la terreur, allongé par terre, et qui plus est, à deux mètres du sanglier.


La bête fixa un instant de ses yeux malsains le garçon qui tentait tant bien que mal de s'en éloigner le plus possible, tremblant de toutes parts.
Le sanglier tenta de courir vers lui pour en finir, mais ses jambes flageolantes n'arrivaient plus à le soutenir, et il s'écroula par terre, dans un grognement pitoyable. Ses yeux jaunes regardèrent une dernière fois Lysander, cette fois d'un air suppliant, puis, ils se teintèrent eux aussi du voile blanc laiteux de la mort.
Harry se hâta d'aller chercher Lysander, qui tremblait comme une feuille, encore secoué par la mésaventure qu'il venait de vivre.
« Ça va Lysander ? Demanda-t-il à l'intéressé.
- Qu'est-ce... qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? » Bégaya-t-il, des perles de sueur coulant sur son front.
Harry se dirigea vers le cadavre du sanglier, et l'ouvrit, à l'aide de son couteau de poche. Le corps présentait exactement les mêmes symptômes que le lapin de tout à l'heure. Le corps pourri de l'intérieur, le sanglier était pourtant intact à l'extérieur.
« Lysander, surtout, maintenant, vérifie bien à chaque fois que tu attrapes une proie qu'elle n'est pas pourrie de l'intérieur, d'accord ? C'est très important !
- D... D'a... D'accord... » murmura Lysander, impressionné par le sérieux dont faisait preuve Harry, à cause d'une simple proie.
- Bien, rentrons maintenant...
- Oui ! » S'exclama Lysander, partant devant, histoire de s'éloigner le plus possible de la carcasse du sanglier qui pourrissait déjà.
Une fois arrivés au camp, Harry s'assura de vérifier que les autres proies que Lysander et lui avaient attrapées le matin même n'étaient pas pourries, elles aussi.
Heureusement, le lapin qu'il avait jeté tout à l'heure semblait être le seul à être touché.
Harry partit ensuite s'assurer que les blessés allaient bien. Neville était réveillé. Radieux, il lui annonça que, grâce à Luna, sa plaie était presque entièrement guérie. Harry ne lui lança qu'un faible « Super » dénué d'entrain, ce qui sembla le décevoir quelque peu.
Harry partit faire une ballade en forêt, pour ruminer ses hypothèses concernant ce qu'il avait appelé : « La pourriture ».
Pouvait-elle toucher les humains ? Était-elle contagieuse ? Y avait-il beaucoup d'animaux touchés ?
Harry, sans s'en rendre compte, était retourné à l'endroit où pourrissait la carcasse du sanglier. Des oiseaux avaient commencé à la dévorer. Harry les dispersa. Si c'était une maladie contagieuse, il ne fallait surtout pas que les corbeaux mangent cette charogne, ou la maladie se répandrait encore plus vite.
« Saletés d'oiseaux ! » Pesta-t-il. Il devait à tout prix se débarrasser de la carcasse, mais comment faire ? Elle était trop lourde pour être transportée, trop loin de la rivière et... si seulement ils avaient eu la magie, se dit-il. Elle leur aurait été tellement utile... Avec un Locomotor Barda, ou un Wingardium Leviosa, ou encore même l'un des sorts que le professeur McGonagall leur avait enseigné durant leur sixième année de métamorphose...
Malheureusement, cela ne servait plus à rien de savoir ça. La magie n'était plus. Harry crispa ses mains qui tremblaient, et continua son chemin dont il décidait l'itinéraire un peu au hasard.
Enfin, après s'être abreuvé un peu dans un petit ruisseau qui coulait gaiement à ses pieds à travers la forêt, il décida qu'il lui fallait rentrer.
Il ne pouvait pas laisser la garde du camp plus longtemps à Lysander et Neville, celui-ci étant blessé, et le fils de Luna étant encore un peu jeune.

Harry rebroussa donc chemin, et courut à travers le forêt qui commençait à s'assombrir en vue du soir qui approchait. Était-il resté si longtemps dans la forêt à méditer sur la mystérieuse maladie ?
Il accéléra le pas. Plus il y pensait, plus il trouvait que c'était une mauvaise idée d'avoir laissés Neville et Lysander à la garde du camp.
Plus Harry y pensait, plus le mauvais pressentiment qu'il avait dans la tête – que ses amis se soient fait attaquer – grandissait, et plus il hâtait le pas.


Lorsque Harry arriva au camp, le soleil avait presque fini sa course de lumière dans le ciel, et celui-ci se teintait de couleurs violettes et oranges, en passant par le rouge et le rose.
Il fut soulagé de découvrir que chacun vaquait à des occupations tout à fait normales, ce qui voulait dire que rien ne s'était passé pendant son absence. Lysander observait les dessins que traçaient les fourmis en file indienne par terre, tandis que Neville, qui avait réussi à se mettre debout, triait des baies qu'il était sans doute allé ramasser dans l'après-midi.
Harry rentra avec un faible « bonjour ». Neville lui répondit exactement sur le même ton, la voix même un peu froide. Harry ne comprit pas tout de suite pourquoi, jusqu'à-ce qu'il se rappelle de l'attitude froide qu'il avait manifestée à l'intention de Neville avant de partir lorsque celui-ci lui avait annoncé qu'il était presque remis. Il s'avança vers lui, et lui parla d'une voix dans laquelle perçait une pointe de lassitude et de fatigue :
« Excuse-moi pour tout à l'heure, je suis désolé de t'avoir parlé sur ce ton... je suis très préoccupé par énormément de choses en même temps...
- Nous sommes tous préoccupés, le coupa Neville. J'aimerais bien qu'un jour ce cauchemar de vie s'arrête enfin, je pense que ça me ferait du bien, dit-il en soupirant. Enfin, passons ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire de sanglier pourri que m'a racontée Lysander tout à l'heure ? Je n'ai rien compris !
- Nous avons été attaqués par un sanglier, tout à l'heure, qui nous a chargés. Lysander a manqué d'être piétiné mais l'animal s'est écroulé avant d'arriver jusqu'à lui. Son corps était pourri de l'intérieur. J'ai remarqué les mêmes symptômes sur un lapin que Lysander et moi avons chassé aujourd'hui. Je pense à une maladie. » conclut-il.
Neville resta bouche-bée un moment, impressionné par le récit de l'ancien Élu.
« Mais alors, ça pourrait nous toucher nous aussi ?
- Je ne sais pas... il faudrait que Luna soit là pour étudier le corps du sanglier et... Tiens, où est passée Luna d'ailleurs, elle devrait être rentrée ?
- Oh, elle doit courir un peu partout à la recherche de blessés... mais je n'y crois pas trop. Si il y avait eu d'autres blessés que ceux que nous avons secourus, des gens les auraient trouvés d'ici là. Je pense. » ajouta-t-il d'un air absent, plongé dans une réflexion dont lui seul connaissait le sujet.
Harry partit vérifier les pansements des blessés, les resserrant si besoin, et mettant un peu d'eau sur les plaies à l'occasion. Il était en train d'examiner la blessure à la tête de Lorcan, lorsqu'un son lointain parvint à ses oreilles.
Une corne de brume ! L'heure du rassemblement était arrivée !


Harry courut chercher Lysander, qui devait avoir entendu la corne lui aussi. En chemin, il demanda à Neville de rassembler les blessés encore valides pour fabriquer des brancards afin de pouvoir transporter les plus mal en point.
Il faillit percuter Lysander au détour d'un sentier. Celui-ci était sans doute en train de rentrer au camp, ayant entendu le signal.
« Harry ! On va revoir les autres ?
- Oui, c'était le signal ! Lui répondit-il.
- Super ! J'ai hâte de retrouver James et Albus ! S'exclama-t-il, ravi. Allons aider Neville à transporter les blessés ! »
Ils reprirent leur course à travers la forêt, sous la lumière déclinante du crépuscule.
Lorsqu'ils arrivèrent au camp, Neville avait une mine déconfite sur le visage. Lui et Enaro, l'un des autres blessés, apparemment réveillé par la corne de brume, les regardaient tristement approcher.
« Qu'y-a-t-il ? Questionna Harry d'un air inquiet.
- Harry, nous avons quatre blessés autres qu'Enaro et moi, et ils sont tous les quatre complètement incapables ne serait-ce que de bouger un seul membre ! De plus, même si Enaro et moi sommes valides, nous ne pouvons parcourir une telle distance, surtout si on a un blessé sur le dos. Troisième point, la nuit va bientôt tomber, et nous ne pouvons même pas nous risquer à emmener quatre personnes incapables de se battre, plus nous deux, dans la forêt où rôdent toutes sortes de créatures. Voilà pourquoi je propose que seule une personne y aille en éclaireur pour prévenir les autres qu'il faut venir ici. Ainsi, nous ne devrons pas bouger, et on pourra se reposer. »
Le discours de Neville était vrai sous toutes les coutures, Harry n'avait pas du tout pensé à certains points qu'il avait abordés, et décida donc qu'il allait opter pour sa méthode.
« Bien, déclara-t-il. J'irais porter le message. »
Et il s'éloigna dans l'obscurité de la forêt, sous le ciel dans lequel apparaissaient les premières étoiles.





 

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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 21:23 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 7 Juil - 11:52 (2016)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

Bon je ne l'ai pas lu en entier que le premier chapitre mais c'est super cette histoire j'adore.

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MessagePosté le: Jeu 7 Juil - 21:00 (2016)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

Moi aussi j'aime bien m'imaginer la suite de Harry Potter! Avec Rose, Hugo, James, Albus et Lily à qui il arrive des pettites histoires... Mais j'ai la flemme d'écrire cela. Je préfère inventer ma propre histoire, Quatre vies troublées par une différence fatale.

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MessagePosté le: Jeu 7 Juil - 21:00 (2016)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

Je n'ai pas tout lu non plus mais c'est vrai que ça a l'air plutôt chouette;)!

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MessagePosté le: Ven 8 Juil - 12:55 (2016)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

Moi aussi je n'est pas tout lus en entier j'ai dus lire la boitier mais c'est une très belle histoire Mignon Mignon

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MessagePosté le: Ven 8 Juil - 17:33 (2016)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

C'est vrai que aussi c'est  marrant  y'a plus de magie c'est original je dirait 

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Gryffondor
MessagePosté le: Jeu 1 Sep - 09:27 (2016)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir Répondre en citant

Je nai lu que le premier chapitre, mais je compte y revenir! vraiment bien ecrit, et tres original.
retrouver nos personnages preferes c'est genial! Alors un bon point pour l'auteur, qui a fait un tavail tres bien construit!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:39 (2017)    Sujet du message: [Fanfiction] - Roman - Fuir, toujours fuir

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